Sciences occultes

Dimanche 6 septembre 2009 7 06 09 2009 13:48

Et oui, en 2009 il y a encore des personnes, que l'on qualifiera de fragile, qui se font avoir par des charlatans.

GH. B.

Lien vers l'article
Nous l'appellerons Elise, elle a aujourd'hui 43 ans, et un terrible secret à confesser. Durant 15 ans et jusqu'il y a encore deux ans, elle a fréquenté de façon assidue une femme qui se disait voyante, guérisseuse, en somme quimboiseuse. France-Antilles Martinique 05.09.2009

C'est notre article, paru il y a quelques semaines, sur ceux qui « consultent » qui a déclenché chez Elise le désir de témoigner de « la souffrance et du calvaire » qu'elle a vécus, en souhaitant que sa malheureuse expérience profite à « ce que personne ne fasse confiance à une autre puissance que Dieu » .
Un témoignage quasiment inédit sur la pratique de la sorcellerie qui, chez nous, a encore de beaux jours à vivre, si des repentis comme Elise ne dénoncent les mécanismes d'emprise intellectuelle et de manipulation de certains charlatans souvent bien installés sur la place publique.

Des protections même sous l'oreiller

Elle avait 27 ans quand pour la première fois, une de ses amies lui a conseillé de se rendre à la consultation d'une personne installée au Lamentin, car son accouchement se faisait attendre au-delà de la date prévue. « Je me rappelle encore de ce qu'elle m'a prescrit, c'était de cuire trois oeufs avec quelques feuillages, afin de provoquer la naissance de l'enfant. Cela comptait 600 Francs à l'époque, et j'ai payé sans rechigner pour boire l'eau de trois oeufs durs pour ainsi dire » .

Si aujourd'hui la situation fait rire Elise, il n'en était pas de même il y a 15 ans, car en dépit de toute absence de résultats (son accouchement ayant été provoqué médicalement 48 heures plus tard), elle continuera à apporter tout son argent à cette dame qui lui procurait des médicaments, des paroles réconfortantes et surtout des protections.
Notre témoin va vivre plus d'une décennie avec un petit cheval de mer formolé et une pièce de 50 centimes « travaillée » dans son sac, avec en outre un petit sac contenant des écrits et autres prodiges dans son soutien-gorge, sans oublier l'ultime protection du « crucifix entouré d'une bête avec une queue » le tout enveloppé dans un tissu rouge sous son oreiller pour des nuits tranquilles ...

Entre 600 et 800 euros par mois

« J'étais vraiment dans le noir, complètement envoûtée par cette dame, chez qui je me rendais comme si c'était une habitude, à la moindre anomalie ou au moindre bruit que je constatais à la maison. Même mon réfrigérateur était rempli de choses censées me protéger, et pourquoi pas m'apporter de la richesse. En contrepartie, je lui apportais tous mes sous, et quand j'y pense même les allocations de la rentrée scolaire y passaient! C'était de l'ordre de 600 à 800 euros par mois alors que j'exerçais un emploi de technicienne de surface dans une maison de nettoyage. Elle me demandait par exemple de faire des courses pour préparer les potions ou les bains que je devais prendre, et dans lesquels je baignais également mes enfants. Tout cela sentait très mauvais, et malgré les récriminations de mon mari, je continuais de plus belle mes visites au Lamentin. Aujourd'hui, quand je repense aux produits que je lui achetais quelques fois pour 200 euros, c'était du lait concentré, des poupées, une carafe en terre cuite, du bleu de lessive ou encore du miel. Je n'avais pas de voiture, je marchais à pied, mes enfants ne mangeaient pas souvent de la viande, tandis que la guérisseuse roulait en 4X4 dans sa belle villa, qu'elle a d'ailleurs appelée « Mon rêve » .

« L'une des expériences les plus terribles, et l'une des dernières, a été une vision que j'ai eu une nuit, quand j'ai cru voir au pied de mon lit une statue comme un bouddha vert. Aux dires de la dame, c'était le signe qu'il y avait de l'argent enterré chez moi, alors j'ai fouillé de grands trous un peu partout devant la maison, sans rien trouver bien évidemment. Là encore j'avais payé cher pour cela, et durant deux années. Je regrette sincèrement d'avoir entraîné dans ce délire une partie de ma famille car je croyais que c'était une bonne chose pour eux également » .

Sortir de cet égarement...

Aujourd'hui la jeune femme se dit délivrée, puisque, avoue-t-elle, « j'étais enchaînée au quimbois » . Elle a retrouvé, il semble, surtout confiance en elle, et analyse son égarement du passé comme la conséquence du manque d'attention et de tendresse dont elle n'a pas bénéficié durant son enfance. « J'étais la fille aînée d'une famille de 11 enfants, et cela faisait beaucoup de responsabilités pour moi, surtout que tout ce qui n'allait pas me retombait sur le dos. Maintenant je sais que c'est l'affection maternelle que je recherchais chez cette personne, qui en fait s'est révélée être une véritable diablesse » .
Le déclic pour s'en sortir, dira Elise, sera de croiser dans une librairie un livre écrit par un prêtre italien.

À partir de cette date, les choses ont semblé s'éclaircir dans la vie de notre témoin. Elle se veut même pédagogique auprès de tous ceux qui sont tentés par les puissances occultes, car « sans Dieu on n'est rien » . C'en est fini pour Elise des bouteilles enterrées tout autour de sa maison, des « bains démarrés » , et malgré quelques relances de son envoûteuse, elle en est sûre « le lien est coupé, mes nuits sont sans cauchemars, et ma famille a i retrouvé la sérénité » . Elle a, dit-elle, encore froid dans le dos, quand elle jette un regard en direction du quartier où réside celle qu'elle considère comme sa tortionnaire. Le dernier acte de cette longue mésaventure, sera pour Elise de confesser sa grande faute auprès du curé , de sa paroisse, afin, dit-telle « d'oser approcher la table du Seigneur » .
Par Didier MOULLET
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 4 mai 2009 1 04 05 2009 19:03
Par Didier MOULLET
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 27 mars 2009 5 27 03 2009 15:19

Dossier : Croyances et superstitions

Retrouvez l'article dans son contexte et son site d'origine en cliquant sur ce lien

En Guadeloupe comme dans les autres îles des Antilles, les croyances et les superstitions font partie de l'imaginaire créole... Pénétrons prudemment dans cet univers magique et quotidien.

La magie antillaise puise sa richesse dans la multiplicité de ses sources. Aux pratiques païennes des Amérindiens, premiers habitants des îles, aux usages religieux des diverses communautés africaines qui composaient les millions d'esclaves d'une époque bannie, vient s'adjoindre, importé par les colons, le savoir-faire des sorciers des campagnes françaises. Ajoutez à ce savant dosage l'omniprésence de la chrétienté et plus récemment, les rites des Indiens du sud de l'Inde, et l'on obtient ce pan de patrimoine passé dans l'imaginaire collectif. Ce métissage n'est pas seulement dans l'apparence physique des personnes ; de la rencontre entre ces peuples divers est né un espace spirituel : celui des croyances et superstitions. Nourris à ces pratiques dès le sein maternel, nul n'y échappe. Entre catholicisme et magie, la frontière est ténue et plus encore, se confond dans ces prières chrétiennes qui émaillent la plupart des pratiques magiques et l'utilisation des psaumes de David.

Si les potions magiques sont l'apanage des gadézafé...

En Guadeloupe, le quimbois, pratique conférant une force magique à un objet inanimé, est le fait du quimboiseur, appelé aussi séancier, gadézafé ou quimbois. Ce chimiste des philtres concocte des breuvages magiques qui servent à envoûter ou à désenvoûter. Autrefois domaine réservé des nombreux marchés de Pointe-à-Pitre, la concurrence des quimboiseurs venus d'Afrique et d'Haïti a relégué au rang de « folklore » les potions soi-disant magiques que les belles doudous tentent maintenant sur leurs étals colorés des marchés, de « fourguer » aux touristes incrédules. On va voir le quimbois si un enfant travaille mal à l'école, car ce ne peut être que le coup d'un sort jeté, ou encore pour l'aider dans la réussite à un examen, mais également pour dominer un supérieur, repousser les mauvais esprits, parier sur un combat de coqs ou un match de foot, pour la traduction d'un rêve ou la recherche d'un trésor... Et même, pourquoi pas pour gagner au loto ! Mais les premières préoccupations concernent la santé. Dans ce refus de croire à la réalité de la maladie, on préfère voir là un sort lancé par autrui. La jalousie apparaît alors comme l'un des moteurs majeurs : « jalousi frè sôcier »1 dit-on en créole. Comme l'auteur présumé d'un acte contraire aux bonnes moeurs qui sera atteint d'une maladie incurable par « un retour à l'envoyeur ». Cette croyance à l'irrationnel est aussi une manière de refuser le caractère inéluctable de la mort, d'en rejeter la responsabilité sur d'autres, ces « mauvais vivants » qui nous veulent du mal. Il convient donc de s'en protéger par tous les moyens, catholiques ou autres. On raconte même que des hommes politiques très connus ne se privent pas de recourir aux services des quimbois lors des élections.

... Le commerce des élixirs, parfums et lotions se trouve ailleurs

Autrefois, les pacotilleuses2 apportaient un réconfort moral en proposant des élixirs miracle qui rétablissaient l'équilibre dans la maison, la personne, le couple... Sur le marché ou de porte-à-porte, elles vendaient la lotion « ti moun » qui assurait confiance en soi et assurance, le parfum « réussite », chance et succès. D'autres fragrances sulfureuses chassaient les persona non grata du domicile ou au contraire, provoquaient des relations aimables. Aujourd'hui encore, dans certaines maisons, le sol est régulièrement lavé avec de tels produits afin d'éloigner le malheur. Actuellement, on peut trouver ces mixtures dans une caverne d'Ali Baba à la guadeloupéenne, spécialisée en ésotérisme, aux confins de Bergevin, quartier populaire de Pointe-à-Pitre. C'est là, muni de l'ordonnance du gadézafé que l'on peut dénicher la solution, dans les deux sens du terme, qui résoudrait tous les problèmes ! Se promener dans cet univers de fioles, que l'on y croit ou pas, ne peut qu'interloquer le visiteur. Le choix est immense, les étalages remplis de potions, eaux, huiles, électuaires3, baumes et élixirs des noms de Commandeur, Pierre divine, Père tranquille, Tranquilles. Tranquilles, restons-le, car dans cette officine, rien qui ne fasse du mal. Il suffit d'y croire. Chacun se sert en suivant scrupuleusement « l'ordonnance ». Mais on ne se fait pas servir, car il faut assumer. Ceci est très important ! Ce genre de magasin existe ailleurs, surtout aux États-Unis et en Amérique latine, mais il est en général dissimulé dans une petite rue et dans une échoppe de dimension bien plus modeste.

une tradition loin de s'éteindre !

Les nombreux échanges inter caribéens ont favorisé l'apparition de pratiques et produits made in Haïti. Les quimbois haïtiens et africains gagnent du terrain, risquant d'influencer les traditions plutôt inoffensives de la Guadeloupe. Les jeunes semblent les plus intéressés. La mission pour combattre ce phénomène reviendrait aux aînés les plus sages.

- 1 : Pourrait se traduire par : « la jalousie est aussi mauvaise qu'un sorcier »

- 2 : Pacotilleuse, femme qui d'île en île et au gré des embarquements, achète et revend poudres réputées guérir en six-quatre-deux diarrhées, maux de tête et chagrins d'amour, coutelas et canifs-Sheffield, farine de manioc et cigares gros comme l'avant-bras et autres pacotilles.

- 3 : Remèdes préparés à base de poudre et de miel

Encadré 1

Des lieux magiques

En Guadeloupe, les lieux magiques sont nombreux et figurent sur les ordonnances des marabouts et autres sorciers. Le gadézafé conseille de déposer ou d'enterrer des objets préparés à l'avance. Parmi ces endroits magiques, citons le quatre chemin ou carrefour, la case, le cimetière et même l'église. Ces objets ou images, appelés protections et préparés rituellement sont très utilisés. Souvent on entend « ayen pé ké rivé mwen, kar an tini on protègement » (rien ne m'arrivera car je porte une protection). Même les voitures sont bénies ou emmenées chez le gadézafè afin d'être protégées contre tout accident !

Encadré 2

Un culte des saints quelque peu détourné

En Guadeloupe, l'Eglise est fréquentée aussi bien par les séanciers que par leurs clients, car ils ont besoin d'hosties, d'eau bénite ou d'un peu d'huile de la lampe éternelle. Le père Labat, père missionnaire installé aux Antilles au XVIIe siècle, s'étonnait déjà que malgré la grande quantité d'eau bénite, il n'en restât jamais. Dans les années 30, Le Père Delawarde écrivait : « Les sorciers tentent de faire bénir des objets par surprise, font déposer sous des nappes d'autel des parchemins couverts de formules (...) » Messes, prières, eau bénite, rameaux bénits, cierges sont recherchés par eux ou leurs clients dûment conseillés. Ils aiment aussi se placer sous la protection des rois mages. Le culte des saints tient une grande place, surtout dans les moments difficiles. Sainte Marguerite et Sainte Marthe sont invoquées pour la réussite des entreprises : « Je vous en supplie, auxiliaire dans tous les besoins, aidez-nous à surmonter les difficultés, vous qui avez si victorieusement combattu le démon. » La prière est écrite sur un parchemin porté à même la peau ou encore dans un petit sac de tissu mauve dans lequel on aura mis trois croix, un miroir à deux faces, un morceau de plomb ou du mercure. L'humour ne manque pas, associé à cette naïveté. Si Saint Expédit est prié de conclure rapidement une affaire, Saint Bouleverse, lui, devra rétablir une situation et Saint Larron empêcher de toucher ou de voler.

Encadré 3

Soucougnans, zombis et compagnie... Quand les esprits se cachentEsprits des morts, les soucougnans, zombis, dorlis ou morphoisés s'assimilent aux revenants qui profitent de la nuit pour commettre leurs méfaits.

Superstitions et magie s'entremêlent pour créer un cocktail étonnant. Esprits des morts, les zombis sont immenses, n'ont ni tête ni bras et sont condamnés à errer pour l'éternité parmi les hommes. Souvent dans les cases, on peut voir un petit tas de sable... Parce qu'avant de s'y introduire, les zombis devront compter le nombre de grains... Et Dieu sait s'il y en a ! Il n'est pas rare encore aujourd'hui d'entendre certains parents dire à leurs enfants « zombi la ké chayé'w » (le zombi va t'emporter).Mais il existe quantité d'autres esprits dans les îles. Les soucougnans capables de voler dans les airs se métamorphosent en animal, changent de peau et profitent du sommeil pour faire du mal. Les morphoisés sont des hommes prenant l'apparence d'une bête naturelle. Les dorlis commettent leurs méfaits la nuit... Dans l'une des parades préconisées contre le dorlis, cet esprit malin qui vient la nuit abuser les femmes, on ramasse du sable près de la mer le 14 juin, on y récite des psaumes de l'évangile de St Jean, puis on le place derrière la porte ou sous le lit. Ce dernier est au centre du livre à succès du poète guadeloupéen Ernest Pépin « L'homme au bâton » aux éditions Laffont. L'existence d'une âme, d'un esprit plus ou moins divin réside aussi à l'intérieur de certains animaux : crapauds cadenassés, zanolis marrés1 ou poules noires attachées par les pattes. Pour mettre toutes les chances de son côté de retrouver ce qui a disparu, une personne chère, un objet, l'amour..., il faut mêler magie blanche et magie noire. On utilise aussi bien l'ail que le sel, l'alcali, ou des poudres au nom évocateur-minnin vini-poudre de lune, poudre des étoiles, poudre de chicane, poudre de requin, poudre cabale...Il existe pourtant d'autres procédés plus « catholiques ». C'est le cas des neuvaines, des prières qui se disent en neuf jours avec une bougie et des protections, prières inscrites sur un petit papier caché à l'intérieur d'un vêtement et qui comme leur nom l'indique, ont pour but de protéger l'individu qui les porte.

Afin que la nouvelle année chasse toutes les déveines, rien ne vaut un traditionnel « bain démarré ». Le rituel commence à minuit le 31 décembre par une baignade à l'embouchure d'une rivière ou dans la mer. Il faut ensuite se frotter le corps avec une queue de morue pour se débarrasser des mauvaises influences de l'année écoulée. De retour à la maison, seconde phase du rituel avec un bain de feuillages. Les plantes porteuses de prospérité seront mises à bouillir dans un canari. Dans la version hindoue, après une triple purification par l'eau, le feu et le rhum, la famille partage son premier repas de l'année, un bon colombo.

Noms créoles

Encadré 4

POUR METTRE FIN À UNE PERSÉCUTION EXERCÉE CONTRE VOUS*

Un vendredi, achetez un bouquet de fleurs sur le nom de cette personne. Rendez-vous dans un cimetière à midi sur une tombe abandonnée, déposez le bouquet sur cette tombe et dites l'invocation suivante : « âmes abandonnées et perdues dans ce cimetière où vous errez en souffrance, je vous confie telle personne (la nommer) donnez-lui une occupation afin qu'elle me laisse en paix. Je ne souhaite pas sa mort, mais occupez son esprit et dirigez-le ailleurs que sur mon chemin. Empêchez-la de me persécuter en occupant sa pensée et en dirigeant ses actes ailleurs que vers moi. Je vous promets de faire dire une messe pour votre repos et d'allumer 3 cierges pour vous guider vers elles et vous éclairer. »

Rendez-vous dans une église, allumez 3 cierges au nom des âmes abandonnées et faites dire une messe pour leur repos en indiquant simplement au prêtre : « une messe pour les âmes abandonnées ».

BAIN DÉMARRÉ OU LIBÉRATEUR*

Ce bain doit être pris le 31 décembre pour être libéré de toutes les influences négatives accumulées pendant l'année ou à tout autre moment lorsqu'on veut faire peau neuve et se purifier.

Faites bouillir dans un grand récipient le mélange suivant :

- 9 litres d'eau

- 5 roses rouges

- 7 roses blanches

- Une poignée de sel fin

- 3 noix de kola

- Une cuillère à soupe d'encens de Jérusalem en grains

Laissez refroidir 10 minutes après ébullition et ajoutez le jus de 3 citrons et 10 à 15 gouttes d'huile essentielle de verveine.

Tracez 3 signes de croix avec l'index de la main droite dans l'eau du bain et lisez au-dessus le Notre Père. Ensuite, versez lentement l'eau du bain sur votre corps de la tête aux pieds. Puis recueillez ce qui reste du bain, roses et noix de kola et jetez-les dans une rivière ou un fleuve.

CONTRE LE SORTILÈGE D'IMPUISSANCE*

 

- 1 : Faites porter à la victime un slip de couleur rouge pendant 7 jours à partir du jour de la pleine lune

- 2 : Pendant cette période, la victime doit éviter de mouiller la partie de son corps couverte par le slip. Elle ne doit pas changer de slip, ni l'enlever en dormant. Le lendemain du 7e jour, faites porter au maléficié une ceinture composée de 9 fils rouges à laquelle on aura attaché 7 médailles de St Benoît qui auront été bénites par un moine de l'ordre de St Benoît, selon le rituel spécial de l'ordre. Cette ceinture sera portée durant 9 jours pendant lesquels le maléficié fera une neuvaine à St Benoît. Le dernier jour de la neuvaine, le maléficié récitera la « grande invocation de St Benoît »

- 3 : Le maléficié urinera dans un bocal à travers l'anneau nuptial s'il est marié ou la bague de sa compagne, un vendredi matin au soleil levant en disant le mot « Yamon ». Puis le maléficié se rendra au bord d'une rivière avec le bocal contenant l'urine. Il prononcera à voix haute le mot EMBATA 7 fois (prononcer M'BATA). Puis il versera dans la rivière l'urine contenue dans le bocal en disant : « le mal est défait et dilué par le pouvoir dissolvant de l'eau ». Ensuite, il dira le mot magique : ANANISAPTA.

* Extraits de «Rituels secrets de magie pratique antillaise», Angel Adams, Ed. EB Buissière.

Par Didier MOULLET
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 16 mars 2009 1 16 03 2009 18:27

Réunion : étrange apparition à l'église

par Yves Mont-Rouge et Juliane Ponin-Ballom (Journal de l'ïle de la Réunion)


franceantilles.fr15.03.2009

Retrouver l'article sur France Antilles

Cliquez ICI

Jésus es-tu là ? Depuis hier matin à la Réunion, l’église Jésus Miséricordieux, dans le quartier de Cambuston à Saint-André, s’est littéralement transformée en un lieu de pèlerinage vers lequel afflue sans discontinuer une foule de croyants et de curieux venus de toute l’île pour voir le visage du Christ, qui est apparu dans le dossier matelassé de la chaise du curé.

“Impressionnant !” “J’ai des frissons”. “C’est incroyable !”. “J’avais jamais vu ça !”. Devant l’église de Cambuston, les fidèles et même les badauds jouent des coudes pour se frayer un chemin et pouvoir pénétrer à l’intérieur du lieu du culte. Sur la route, juste en face, les voitures roulent pare-chocs contre pare-chocs. La nouvelle de l’apparition du Christ relayée par radio Free Dom a fait boule de neige aux environs de 11 heures. En à peine une heure, le parking de l’église déborde de véhicules. Les croyants et les non-croyants accourent pour voir de visu le miracle. Devant l’estrade en bois qui mène vers l’autel, Daniel Illamoucha, servant d’église, et ses camarades du groupe de prière ont improvisé un cordon de sécurité, devant laquelle la foule s’est amassée. Le père Daniel, curé à l’église de Cambuston, est absent. Il est parti célébrer une messe à Quartier-Français. Les flashes des appareils photos et des téléphones portables crépitent. Toutes et tous ont le regard fixé sur une chaise, celle du curé, adossée au mur blanc de l’église. Elle est installée sous un énorme crucifix de couleur marron.


Le visage de Jésus sur un tissu rose-saumon


Sur le dossier matelassé de cette chaise est miraculeusement apparu le visage du Christ, visible à l’œil nu. À même le tissu rose saumon, on distingue clairement les contours du visage, avec les yeux, la bouche et le nez, ainsi que la forme des cheveux. La ressemblance est frappante. Juste au-dessus de ce visage, en haut à gauche, on peut voir comme une colombe, un peu comme une image en relief. Impressionnant, effectivement ! Certains fidèles se prosternent devant “l’apparition”. D’autres s’installent sur les bancs déjà bondés. D’autres encore n’ont pas le choix et restent debout en reprenant en chœur les cantiques religieux chantés par le groupe de prière. “Silence s’il vous plaît, il s’agit d’une grâce de notre seigneur Jésus Christ, il faut prier. Ce n’est pas une curiosité. Installez-vous correctement et arrêtez de monter et de descendre en faisant du bruit”, intervient Daniel Illamoucha. Les policiers sont déjà sur place et viennent donner un coup de main pour assurer la sécurité des lieux, mais surtout pour tenter de réguler la circulation aux abords de l’église. Les fidèles ne cessent d’affluer, à pieds, en fauteuil roulant pour certains, avec des béquilles pour d’autres. Des jeunes et moins jeunes, valides et invalides, des gens de diverses confessions religieuses veulent absolument voir le “miracle”, qui s’est produit dans cette église de Cambuston. Les dames sortent leur chapelet, certaines, sans doute plus sensibles, ne peuvent retenir leurs larmes. L’émotion est grande. La ferveur est à son comble.


Saint-Suaire ou Sainte Face


En fait, le visage de Jésus était apparu depuis la veille sur le dossier de la chaise du curé. “Juste après la cérémonie du chemin de croix, vendredi soir, aux environs de 18h30-19 heures, une quarantaine de personnes constituant le groupe de prière étaient restées dans l’église. Parmi nous, une dame est restée figée devant la chaise, avant de nous interpeller”, explique Daniel Illamoucha. “Sur le coup, en voyant le doigt de cette dame pointé vers la chaise du curé, j’ai cru qu’il s’agissait d’un nouveau coussin. Je n’avais pas encore réalisé. Mais en y regardant plus attentivement, j’ai aperçu les formes du visage du Christ sur le dossier. Je n’en croyais pas mes yeux”, relate à son tour René Moimbé, un camarade d’André Illamoucha. “Tout de suite après l’apparition du Christ, nous sommes tous tombés à genoux devant cette chaise et on a prié. Ce matin, lorsque je suis revenu pour ouvrir l’église, l’apparition était toujours présente. J’ai prié. J’étais tout en larmes”, souligne encore Daniel Illamoucha. Il va sans dire que la fête annuelle de la Miséricorde divine, célébrée chaque année par Monseigneur Aubry à l’église Jésus Miséricordieux à Cambuston et qui est prévue le 19 avril prochain, risque de battre tous les records d’affluence. Le diocèse devrait également prendre les dispositions qui s’imposent dans les jours à venir car l’église de Cambuston deviendra forcément un lieu de pèlerinage pour les chrétiens qui n’hésiteront pas à parcourir des kilomètres pour voir et vénérer cette chaise-relique que certains fidèles comparent déjà, depuis hier, à un Saint-Suaire ou à la Sainte Face.


Par Didier MOULLET
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 2 mars 2009 1 02 03 2009 01:06

Témoignage

J'avais 16 ans et aujourd’hui, 8 ans plus tard je me rappelle de tout comme s’il s’agissait d’hier car ce que j’ai vécu m’a semblé incontrôlable et à fini par me terroriser.

On était trois copains passionnés par tout ce qu’on ne voyait pas et, par tous les moyens nous tentions de créer un lien avec ce qui nous semblait le plus logique à l’époque, nos ancêtres décédés, du moins pour ceux qui avaient de membres de leur famille perdus.

Pour ma part, pas de défunt particulier connu, alors à l’aide de quelques lettres découpées, disposées en cercle et un verre nous avons commencé à appeler les grands-parents de l’un et de l’autre et nous répétions cette activité tous les soirs.

Ce qui s’apparentait à un jeu au départ est rapidement devenu une passion car nombreuses étaient les entités à se présenter, à décrire en mots mal orthographiés, quelques histoires ou faits de leur vie respective jusqu’au moment ou un seul esprit occupait nos soirées, puis nos journées.


Nous pratiquions davantage cette forme de spiritisme et étions convaincus qu’on pourrait en connaître davantage sur l’autre monde alors nous nous retrouvions très souvent afin d’appeler les entités connues.

Au départ, les séances se passaient plutôt bien malgré des fatigues intenses ressenties, résultat d’une longue concentration.

Les choses ont commencé à se dégrader lorsque nous ressentions respectivement des malaises comme par exemple des picotements, de violents maux de tête (concentration certainement), des sensations de chaleur intenses au niveau de nos têtes mais surtout cette impression que quelque chose vous envahi et vous laisse cette sensation forte de malaise qui vous fait paniquer.


Ces « impressions » devenaient de plus en plus fréquentes et nous pensons avoir vécu et non rêvé des choses étranges telles des bruits par exemple, ce n’est pas grand-chose mais c’était impressionnant à l’époque.

Notre petit groupe à dû se séparer environ deux mois après nos premières séances. Je suis donc restée seule partagée entre l’envie et la peur de persévérer.

J’ai continué à essayer de communiquer avec un pendule mais sans appui, j’ai rapidement stoppé car je ne me sentais pas le courage d’affronter ce monde que je ne connaissais pas.


Pourtant persuadée que tout était fini, je me suis rendue compte qu’une porte avait été grande ouverte et s’y glissait je ne sais qui.

J’en ai beaucoup souffert car mes journées ressemblaient à des combats.
Je me sentais perpétuellement agressée, enfin, je pense que ceux qui ont vécu cela comprendront.

Envahie, épuisée, terrorisée par des bruits insolites, des odeurs insupportables et diverses manifestations, j’ai cru que jamais ceux qui étaient là ne repartiraient pas.

Quelques mois plus tard, après bien des batailles, j’ai réussi à m’éloigner de tout cela.

C’est long à expliquer… Je pense que la porte est fermée.
A clé, peut-être pas car il m’arrive parfois de ressentir encore de drôles de choses ou bien d’être projetée dans un rêve ou plutôt un cauchemar qui ressemble tellement à la réalité de l’année 1998…


Mais c’est surtout cette sensation de partager de force son corps et sa tête si désagréable qui revient le plus et en principe je me réveille.
Détailler tout cela serait bien trop long.


A l’heure actuelle, j’ose, malgré tout ce qui s’est déroulé et en avoir souffert, poser un point d’interrogation à ces faits.


Mes questions sont les suivantes :

Est-il possible de créer toutes ces manifestations ?
Le cerveau de l’homme est si complexe et encore mal connu, n’est-il pas capable de produire lui-même toutes ces choses qui restent pour nous des mystères ?

Une des personnes de notre groupe a fini par tout nier, la seconde y croyait encore à notre dernière rencontre.

Que penser puisque de toute façon nous n’arrivons pas à prouver ce que nous vivons dans ces cas.
Je pense avoir une preuve à l’appui mais bien des personnes ont ri de ma photo.


Enfin voilà… ! Ce fut une drôle d’expérience qui m’a mené à constater qu’il faut se lancer avec prudence dans ce genre d’activité, il est facile d’y entrer, difficile de s’en défaire surtout lorsqu’on ne connaît pas de personnes susceptibles de vous aider. Le combat est dur. On ne maîtrise pas toujours ces choses là.

 

 

Par Anonyme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Recommander

Liens

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés