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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 15:52

Bruit sous-marin : capricieux et toujours mystérieux

M. MA. / C. E. France-Antilles Martinique 11.07.2009




 
Les pêcheurs du Prêcheur étaient très inquiets au début . Depuis, les esprits se sont calmés. Les détonations sous-marines font partie de leur quotidien. (M.Ma/France-Antilles)
Même si les premiers résultats d'analyse ne seront disponibles qu'en novembre, les détonations sous-marines continuent d'alimenter les conversations et les craintes sur la côte Caraïbe.
Ceux qui ont mis la tête sous l'eau cette semaine ont dû être déçus. Le frisson escompté n'est pas venu. La semaine dernière, France-Antilles a dévoilé l'existence, depuis le mois de novembre 2008, d'étranges détonations sous-marines sur la côte Caraïbe (voir édition du vendredi 3 juillet). Les scientifiques de l'Observatoire volcanologique et sismologiques de la Montagne Pelée ont été rapidement informés du phénomène. A force de recherches, ils ont écarté toutes les hypothèses humaines et ont pris soin d'installer fin juin, à 42 mètres de profondeur, un hydrophone. Ce dernier a pour mission d'enregistrer les sons, jusqu'au mois de novembre prochain, afin d'analyser l'origine tellurique de ces ondes.
« La semaine dernière encore, j'ai perçu ce bruit court, comme une déflagration, une détonation ou une explosion. Le bruit était tellement intense que, dans la crainte, je suis sorti de l'eau! » , témoigne Jean-Guy Gabriel, moniteur de plongée au Prêcheur.
En différents lieux et profondeurs, les plongeurs entendent ces détonations de façon plus ou moins intense et régulière. Ils y sont maintenant habitués. Rarement, il arrive que le bruit cesse. C'était le cas cette semaine. Aucun son, même faible, ne s'est fait entendre par les oreilles expertes des plongeurs.
Les plus optimistes imaginent que mère Nature peut réserver de bonnes surprises et imaginent déjà une attraction touristique, comme au sud de l'île de la Dominique, à « Champagne Beach » , où du gaz s'échappe du fond marin pour remonter comme des bulles de champagne vers la surface.
Les scientifiques pensent cependant que le phénomène, sûrement localisable soit sous le flanc sous-marin de la Pelée, soit entre la Martinique et la Dominique, est situé à des profondeurs inaccessibles pour les touristes, peut-être de l'ordre de 500 mètres!
En tout cas, ils n'y voient, pour l'instant, aucun danger particulier.
- ILS ONT DIT...

JEAN-GILLES GABRIELPÊCHEUR ET PLONGEUR EN APNÉE AU PRÊCHEUR
« Pour moi, cela s'est passé lors de la senne du soir, à la mi-novembre, vers les 18h30, aux Abymes et face à la Citadelle. Le son, pas très fort, m'a d'abord fait penser à l'onde sonore provoquée par un grand banc de poissons. Comme ce n'était pas le cas, j'ai imaginé que la source devait provenir de travaux. Nous étudions toutes les hypothèses (NDLR : avec l'Observatoire volcanologique et sismologique de Martinique). Par exemple, le navire de 27 mètres « l'Atlantis » (coulé le 18 mars 2008 par 250 mètres de fond suite à son naufrage), qui viendrait taper, avec la force du courant, contre la paroi du canyon sous-marin. »

JEAN-GUY GABRIELMONITEUR DE PLONGÉE AU PRÊCHEUR
C'est mon frère Jean-Gilles qui m'a appris la nouvelle. Curieux, je n'ai pas pu résister à l'envie d'aller me rendre compte par moi-même. Vers les 17 heures, sur le ponton de la Charmeuse, équipé de palmes, d'un masque et tuba, j'ai nagé une dizaine de mètres puis j'ai plongé. A trois mètres, je commençais à percevoir le son puis, vers quinze mètres, l'eau était trouble et le son s'est transformé en un bruit inquiétant. Cette impression d'inconnu m'a fait revenir au ponton. »

JACQUES-YVES IMBERTSAINT-PIERRE, MONITEUR DE PLONGÉE
La première fois que j'ai perçu ce son, je l'ai interprété comme le souffle d'un plongeur dans mon dos, ayant lâché l'embout de son tuba d'oxygène. Mais rien ni personne ne se trouvait là. Quelque temps après, les témoignages de pêcheurs venant recharger en oxygène leur bouteille de plongée au Club Papad'lo m'ont permis de faire le rapprochement avec cette expérience. Les membres du Club l'ont perçu à différentes profondeurs, 15 à 50 mètres autour des épaves que nous visitons. Ces sons, qui ressemblent à des détonations, se font plus forts vers le Prêcheur.
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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 19:28


C.E. France-Antilles Martinique 03.07.2009

Depuis le mois de décembre, de petites détonations sous-marines se font entendre périodiquement, côté Caraïbe... Personne ne sait pour l'instant d'où elles viennent.

« Inquiétant ? Ah oui, ça fait peur... Surtout quand l'eau n'est pas très claire, on sent l'on-de de choc sur tout le corps » . Et cela dure depuis le mois de décembre...
Jean-Guy Gabriel est pêcheur, mais aussi adjoint chargé de la mer dans la commune du Prêcheur. Il plonge en apnée tous les jours pour détecter les bancs de poissons. « Toutes les 15 secondes, cela fait comme une détonation, comme de l'eau qui buterait violemment contre une falaise » .
Il s'agit donc d'un bruit nouveau, qu'aucun pêcheur ne semble avoir connu auparavant. « Effectivement, je me rappelle de l'époque où le volcan situé entre Saint-Vincent et Grenade faisait des siennes. Mais le bruit était différent » .
Dès le début, les pêcheurs ont contacté l'Observatoire volcanologique et sismologique de Martinique (OVSM) et continuent de l'informer régulièrement. « J'ai même été réveillée par des coups de téléphone de pêcheurs en pleine nuit pour me dire qu'ils étaient sortis de l'eau à cause de ça! » , raconte Valérie Clouard, la directrice de l'Observatoire. Le bruit aurait été entendu jusqu'au Carbet par les pêcheurs, et même, selon l'association Sepanmar, jusqu'aux Anses d'Arlet (voir encadré). Mais que se passe-t-il qui puisse à ce point faire sursauter des pêcheurs plongeurs chevronnés ?
Détonations régulières
Première piste : l'activité humaine. « Je sais d'où viennent ces sons » , assure un scientifique. « Des campagnes sismiques! » .
En effet, régulièrement, des bateaux scientifiques utilisent des ondes acoustiques pour cartographier le fond des mers. Ils envoient ces ondes au fond de l'eau, qui sont réfléchies et donnent ainsi une indication sur la nature des fonds et leur profondeur exacte. Plusieurs campagnes se sont succédé. La dernière, menée par un organisme américain, est en cours... La thèse « humaine » serait corroborée par le fait que, pendant la grève de février, le bruit avait disparu.
Malgré tout, elle ne semble pas tenir debout. « Impossible » , confie Valérie Clouard. « Les bruits se manifestent à toute heure du jour et de la nuit. Au mois de mai (NDLR : alors qu'aucune campagne sismique n'était menée), le son était tellement fort que nos sismomètres l'ont enregistré » . Et l'association Sepanmar, qui a effectué un long enregistrement sonore, souligne que le bruit a cessé d'être aussi régulier, ce qui démonterait aussi la thèse humaine.
Une deuxième piste est donc envisagée : l'activité tellurique, c'est-à-dire que le bruit viendrait du sous-sol marin. Depuis plusieurs mois, l'OVSM a décidé de s'impliquer pleinement dans le dossier, non seulement « parce qu'il intrigue les plongeurs de la zone » , mais aussi parce que « ce type de phénomène fugace a été peu étudié jusqu'à présent, et que nous avons donc un intérêt scientifique à ce suivi » , avoue Valérie Clouard. A quoi peut-on penser ? « Par exemple à une certaine circulation d'eau chaude, soit sous le flanc sous-marin de la Montagne Pelée, soit entre la Dominique et la Martinique » , explique la directrice. « Les accumulations entraîneraient alors des sorties brutales de gaz et d'eau chaude » , poursuit-elle. Au sud de la Dominique, par exemple, il existe un lieu, appelé avec justesse « Champagne » , où l'activité volcanique crée des milliers de bulles qui sortent du fond de l'eau. Mais l'OVSM ne peut pas s'avancer actuellement sur la nature exacte du phénomène que la Martinique connaît. Le laboratoire Géosciences Azur, de Nice, a équipé un sismomètre de fond de mer avec un hydraphone, afin de pouvoir enregistrer ces étranges monologues marins. L'hydraphone a été mis à l'eau le 20 juin dernier, entre le Prêcheur et Saint-Pierre. Il faudra attendre le mois de novembre pour qu'il donne sa version des faits.
Les détonations livreront peut-être alors leur secret.

Environnement - INFO +

Le son ferait fuir les baleines
Lors de huitième campagne Pelagos 972, l'association Sepanmar (Société pour l'étude, la protection et l'aménagement de la nature à la Martinique), du 18 au 31 mai 2009, a enregistré le bruit mystérieux.
Il était alors « caractérisé par une basse fréquence de 350 hertz » et une intensité de 50 décibels, avec « des détonations périodiques toutes les 18 à 42 secondes » et il se serait « propagé sur toute la côte Caraïbe » , selon l'association.
Le maximum d'intensité aurait été enregistré du côté de la Perle, au Prêcheur, et s'entendait jusqu'aux Anses d'Arlet.
La campagne Pelagos, menée deux fois par an, vise à dénombrer le nombre de cétacés qui fréquentent les eaux territoriales martiniquaises.
Or, cette année, « les espèces côtières régulières (dauphins tachetés, dauphins fraser et grand dauphin) n'ont pas été observées durant la mission, contrairement aux autres années » .
Les seules espèces vues sont celles « des grandes profondeurs » : cachalots, baleines à bec de Cuvier et globicéphales tropicaux.
« L'hypothèse d'un bruit perturbant les activités des cétacés » n'est pas à écarter selon l'association.
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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 20:41

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 00:11
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 23:56
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 19:43































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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 23:32
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 19:03
Vol 188. crédit Photo CNES - CSG
Optique vidéo du CSG : P. BAUDON













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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 20:14











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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 16:27

Saint-Esprit

Un tsunami sur la maison de retraite

franceantilles.fr 06.05.2009

http://www.martinique.franceantilles.fr/actualite/faitsdivers/un-tsunami-sur-la-maison-de-retraite-06-05-2009-30774.php
Submergés en quelques minutes, les 31 pensionnaires de la maison de retraite du Saint-Esprit ont retrouvé refuge à l'hôpital… qui a lui aussi les pieds dans l'eau.

"J'ai cru que c'était la fin". D'une voix pleine de sanglots, les larmes aux yeux, Monsieur Jacaria ne tente pas de dissimuler son traumatisme. A bientôt 75 ans, c'est un des 31 pensionnaires de la maison de retraite de Saint-Esprit.
"Je ne dors pas beaucoup la nuit, alors j'étais en train d'écouter France-Inter lorsque j'ai compris qu'il se passait quelque chose."
Ce qu'il se passait, c'est tout simplement que la maison de retraite, située au niveau de la rivière Cacao a été submergée.
"C'est allé très très vite" raconte Nathalie Risal, une des deux aides médicales présentes durant la nuit. "Entre 4 h 30 et 4 h 45, en quelques minutes, on s'est retrouvé avec au moins un mètre d'eau dans les chambres. On avait l'impression d'avoir un tsunami. On ne voyait même plus ou on marchait. Sans avoir le temps de réflechir, avec ma collègue, on a fait sortir de leur chambre les pensionnaires et on les a fait s'asseoir sur la table de la salle de soin."
Quand elle raconte sa fin de nuit, Nathalie n'a pas des sanglots dans la voix mais elle sait qu'il a fallu puiser énormément d'énergie pour faire face. Ce qu'elle a vécu au petit matin lui restera pour toujours en mémoire.
"En plus tous nos pensionnaires ne marchent pas, certains étaient quasiment en train de flotter sur leur matelas. Je me souviens même avoir vu un crapaud posé sur une table de nuit au moment de récupérer un pensionnaire."
Coup de chance dans cet océan de malheur, a aucun moment la lumière n'a été coupée. "On avait un peu peur d'un court-circuit et d'être électrocuté, mais au moins, on y voyait clair" soupire Nathalie.
Pour reussir à évacuer les pensionnaires vers l'hôpital voisin, les deux aides médicales ont du arracher le grillage qui entoure la maison de retraite et compter sur le renfort de leur collègues de l'hôpital.
Des collègues qui dans le même temps ne chomaient pas. Tout le rez-de-chaussée de leur bâtiment, accueillant le service d'addictologie s'est retrouvé sous 1,50 mètre d'eau. "On a du briser des jalousies pour évacuer des patients" raconte un infirmier. "En 1981, il y avait eu une grosse inondation, mais rien à voir avec celle là !"
Après l'urgence vitale, durant la matinée, c'est la débrouille et la bonne volonté du personnel de santé qui a permis aux patients de retrouver leur repères. "Une de nos collègues habite juste en face de la maison de retraite, elle a pris chez elle quelque pensionnaires pour leur offrir un petit déjeuner."
Provisoirement aussi, les patients de l'hôpital qui pouvaient rentrer chez eux l'ont fait pour liberer des places aux pensionnaires de la maison de retraite.
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