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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 19:42

Le Service commun de la documentation (SCD) coordonne la politique documentaire de toutes les bibliothèques de l'Université.

Echo des projets et réalisations des BU dans la presse
 

Cette rubrique recense tous les articles sur les bibliothèques de l'Université des Antilles et de la Guyane  parus dans la presse ou dans des revues professionnelles depuis 2009.
Action culturelle, nouveaux services, nouvelles bibliothèques...

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 00:16

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Des questions? Ubib vous répond

Ubib est un service d'information et de renseignement bibliographique en ligne mis en place par un réseau de bibliothèques universitaires. Les bibliothèques de l'UAG participent depuis février 2011 à ce service destiné à la communauté universitaire.

Ubib met à votre disposition 50 bibliothécaires pour accompagner vos recherches d'informations.

Vous pouvez demander une aide à la recherche documentaire (où et comment trouver des références, des documents? Comment utiliser les ressources électroniques?...) et des informations sur les services et les ressources des différents établissements partenaires.

Ubib fonctionne sous deux modes distincts:

- par messagerie instantanée (chat)

Dialoguez avec un bibliothécaire du lundi au vendredi, le matin jusqu'à 14h aux Antilles et jusqu'à 15h en Guyane (ou 13h aux Antilles et 14h en Guyane, selon le calendrier hexagonal de changement d'heure).

- par courriel

Posez votre question, Ubib vous propose une réponse sous les 48h ouvrées au maximum. Accédez au formulaire

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 15:13

Quelques vidéos du Tsunami au Japon

 

Source : Leparisien.fr http://www.leparisien.fr/tsunami-pacifique/videos-japon-les-nouvelles-images-du-raz-de-maree-13-03-2011-1356283.php

 

Sur un balcon, un amateur filme la vague qui submerge la ville de Miyako

Permalien : http://www.youtube.com/watch?v=Ckbd6-tEZSE&feature=player_embedded

 

 

L'arrivée de la vague dans la ville de Kamaishi (province d'Iwate) :

Permalien : http://www.youtube.com/watch?v=vfzhfY4o0P8&feature=player_embedded

 

 

Les vagues dans les rues de Kesennuma, près de Sendai :

Permalien : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=M2eI6oFczdI

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 23:59

Manioc est une bibliothèque numérique spécialisée sur la Caraïbe, l'Amazonie, le Plateau des Guyanes et les régions ou centres d'intérêt liés à ces territoires.
Vous y trouverez des documents textuels, sonores, iconographiques et des références concernant l'histoire culturelle, sociale, économique ou politique de ces pays.

 

www.manioc.org

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 14:30
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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 17:49

Séisme Haïti

 

Vous aurez un aperçu de la force destructrice du séisme du 12 janvier en Haïti, en consultant le rapport Davidovici en cliquant sur l'image.


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Si le lien ne fonctionne pas, vous pouvez vous rendre directement sur le site Internet à l'adresse suivante : http://www.planseisme.fr/IMG/pdf/rapport_d_expertise_-_haiti.pdf

http://www.planseisme.fr/

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 01:03

La Montagne Pelée en feu, vue du ciel


par R.L, photos Forces Armées aux Antilles, Caporal Gwenaëlle Fauché franceantilles.fr 10.03.2010

Source : http://www.martinique.franceantilles.fr/actualite/environnement/la-montagne-pelee-en-feu-vue-du-ciel-10-03-2010-64515.php


Depuis dimanche, le flan ouest de la montagne Pelée s'embrase. L'incendie impressionnant, même à vue d'oeil, aurait déjà ravagé plus de 500 hectares (point de situation mardi à 16 heures). Des dégâts considérables pour la seule réserve biologique intégrale de la Martinique depuis un arrêté interministériel de 2007.

Mais, sur cette zone très pentue et très peu accessible, les pompiers, faute de moyens aériens, ne peuvent circonscrire le feu. Compte-tenu des risques pour l'écologie, l'Office National des Fôrets et le SDIS (Service Départemental d'Incendie et de Secours) assurent néanmoins une surveillance du site en permanence.

Mardi après-midi, grâce à un hélicoptère de l'armée, ils ont pu survoler la montagne pour apprécier l'étendue des dégâts. « Le feu s'est déclenché dans les carrières de Saint-Pierre, au-dessus du tombeau des Caraïbes. Il est ensuite monté entre deux vallons. Quand nous l'avons survolé dans l'après-midi, il était encore en action au sommet de la Montagne Pelée, il avait passé le 3ème refuge et tournait autour du Chinois », indique Michel Hauuy, directeur régional adjoint à l'ONF.

Pas de risque d'éruption


A priori, pas de danger ou de menace pour la population ou les habitations. L'incendie était d'ailleurs en train de redescendre mardi soir et pourrait se calmer mercredi.
Une chose est certaine : les pompiers, postés en bas de la montagne pour protéger les maisons n'interviendront pas en l'état, même si, du côté de Saint-Pierre ou du Morne-Rouge, une certaine inquiétude commence à gagner les riverains. L'odeur de brûlé qui règne dans l'air, le linge sali et noirci par les cendres, l'impression de voir une coulée de lave la nuit alimentent les peurs les plus enfouies.

Dans un communiqué, la mairie du Morne-Rouge rappelle que ce feu « ne constitue pas de danger apparent ». « Ce feu et les fumées associées n’ont aucun lien avec une quelconque activité volcanique », ajoute la direction de l'Observatoire Volcanologique et Sismologique de Martinique (OVSM). « De nuit, l’effet pourrait ressembler à une coulée de lave, et de jour, les fumées pourraient ressembler à des fumerolles volcaniques : les points communs s’arrêtent là. ».


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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 16:13

Sociologie des villes


L’ouvrage de Yankel Fijalkow est réédité (La Découverte, coll. "Repères", 2007)

Par Stéphanie Fraisse [1]

Lien vers l’article

www.liens-socio.org/

Cette troisième édition du livre de Yankel Fijalkow, maître de conférences en urbanisme et aménagement à l’université Paris-VII-Jussieu, présente un état des recherches sur la ville. Cet ouvrage est avant tout dédié à la sociologie urbaine mais mobilise les apports de la géographie, de l’ethnologie, de la démographie et de l’histoire.

L’auteur s’appuie sur des travaux de terrains qu’il met en perspective à travers une démarche historique. Les recherches d’histoire urbaine, qui connaissent un développement depuis les années quatre-vingt, permettent de confronter les débats d’urbanisme contemporain et les théories des sciences sociales qui y correspondent. Les différents chapitres reprennent des auteurs classiques sur le thème considéré en situant leurs écrits dans leur contexte social et politique. Ils présentent également des études plus contemporaines menées en France mais aussi à l’étranger qui viennent enrichir l’analyse.


L’auteur cherche à répondre à une question fondamentale : en quoi la ville est-elle un objet sociologique ? (chapitre I). Il s’appuie sur trois axes de réflexion pour aborder ce sujet : le rapport entre espaces urbains et sociétés (chapitre II), la ville comme mode de vie (chapitre III), la ville comme lieu du politique (chapitre IV). Le dernier chapitre consacré à l’enquête urbaine expose les outils documentaires, cartographiques et statistiques dont dispose le chercheur urbain pour mener l’étude d’un lieu, qu’il s’agisse d’une ville ou d’un quartier.

Le premier chapitre présente une série d’indicateurs statistiques pertinents pour mesurer le phénomène urbain dans le monde et en délimiter l’espace. L’auteur cherche à dégager les éléments fondamentaux de l’organisation urbaine et observe que la ville, si elle est avant tout une agglomération de populations dans une étendue limitée, est aussi un espace formel (plan, bâtiments, transports) perçu et approprié par des habitants. Elle contient une série d’espaces différenciés selon les modes de vie ou les regroupements communautaires. Y. Fijalkow souligne enfin que la proximité spatiale est déterminante pour décrire la ville car c’est elle qui permet le déploiement des réseaux économiques et sociaux


Les différentes approches sociologiques de la ville ont voulu y voir un produit économique et social, facteur d’innovation par exemple, dans la mesure où « elle favorise la diffusion, la monétarisation de la société, la mobilité sociale, l’adéquation entre l’offre et la demande de main d’œuvre qualifiée, l’élargissement des débouchés de la production agricole et industrielle. » [2] Cette approche économique de la ville pose d’abord aujourd’hui la question foncière et en cela l’origine et l’influence des valeurs de l’immobilier sur les phénomènes de distribution des groupes sociaux et des activités économiques dans la ville.

Mais les villes sont aussi l’expression des cultures qui les ont produites et peuvent à leur tour devenir productrices de cultures ou de sous-cultures. Le courant culturaliste de l’école de Chicago a souligné dès les années 20 l’importance de l’espace construit comme élément fondateur et constitutif des communautés. On retrouve d’ailleurs de façon sous-jacente dans cette hypothèse, l’idée d’une action directe du milieu des villes (ou des banlieues) sur le comportement (déviant) des individus. Ce n’est pas sans lien bien sûr avec le développement depuis les années 80 d’un urbanisme sécuritaire qui cherche à éliminer les espaces publics considérés comme criminogènes.


Le second chapitre soulève à cet égard la question de l’influence des différentes formes spatiales, de villes et d’habitats, sur la cohésion des groupes sociaux de résidents. Maurice Halbwachs, l’un des pionniers de la sociologie urbaine, va montrer les rapports entre l’intégration des groupes sociaux et la ville [3]. Il s’intéresse d’abord au marché foncier et au rôle déterminant du prix du sol, urbain ou rural, sur la répartition des populations dans l’espace. Les prix fonciers sont déterminés par l’ajustement entre l’offre et la demande mais aussi par la représentation de l’espace qu’en ont les acteurs (par exemple, ce que peut devenir tel ou tel quartier), ce qu’il appelle « le prix d’opinion ». L’intervention de l’Etat ou des collectivités locales affecte ensuite les conditions du marché et donc la répartition des groupes sociaux dans la ville.

Le sociologue Chombart de Lauwe contribue à son tour au développement de la sociologie urbaine en France en se penchant sur la question des besoins et des aspirations de la population ouvrière en espace, confort, conditions de vie, transport. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans un contexte de rénovation urbaine, ce sociologue cherche à savoir dans quelle mesure les nouveaux quartiers de logement collectifs et sociaux offrent à la classe ouvrière de bonnes conditions de développement en comparaison des quartiers ouvriers existants. Son étude de la transition entre ces formes d’habitat et son ethnographie des grandes cités constituent un témoignage important sur les « violences urbaines » et les stratégies des différents groupes sociaux.

Ces recherches pionnières inspirent aujourd’hui un certain nombre d’enquêtes stimulantes sur les espaces que sont les grands ensembles, les zones pavillonnaires reflétant le phénomène de « rurbanisation » ou encore les centres anciens « gentrifiés ». Yankel Fijalkow engage ainsi un riche débat par études interposées sur la pertinence de la notion de « mixité sociale » telle qu’elle est appréhendée par les pouvoirs publics et s’appuie sur diverses expériences étrangères pour qualifier ce qu’il appelle le « dynamisme de la ségrégation douce » et ses mécanismes.


Le troisième chapitre cherche à observer le lien entre les conditions propres au milieu urbain et l’existence de modes de vie spécifiques dans les différents quartiers de la ville. C’est le projet de « l’écologie urbaine ». Le mode de vie se construit en effet en interaction avec l’environnement : l’homme s’adapte à son milieu qui résulte à son tour de l’action humaine. Le mode de vie urbain est spécifique mais pour autant il n’entraine pas une homogénéisation des comportements comme en témoignent les sociologues de l’école de Chicago qui montrent très tôt la multiplication des petits groupes d’appartenance et identifient les mécanismes d’agrégation spatiale (modèle de Wirth). Ces recherches viennent éclairer les problématiques contemporaines de l’intégration de populations modestes et immigrés, de la ségrégation dans la ville ou encore des « violences urbaines » et donnent lieu à un grand nombre d’études de communautés urbaines. Plusieurs enquêtes françaises se sont par exemple penchées sur la complexité des processus ségrégatif, montrant par exemple que si les ménages effectuent leur choix de localisation en fonction de l’attractivité sociale des quartiers, de contraintes de transports et d’éloignement du lieu de travail, la sectorialisation spatiale s’explique aussi par des stratégies utilitaires telles que la volonté de se rapprocher de l’aire de recrutement des lycées préparant aux grandes écoles et d’éviter les collèges étiquetés en difficulté [4]. Toutefois, des facteurs plus culturels peuvent aussi intervenir dans les choix de résidence urbaine sous la forme par exemple d’une volonté de rapprochement communautaire. L’hypothèse est alors que le désir de partage culturel, de resserrement des liens sociaux ou d’entraide sont prévalents. Jean-Claude Toubon et Khelifa Messamah montrent ainsi comment le fonctionnement des réseaux d’accueil dans le quartier immigré de la Goutte d’Or représente un repère pour les immigrés nord-africains installés en France [5]. Dans un autre registre, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot ont observé les stratégies de concentration spatiale de la haute bourgeoisie en région parisienne [6] et essaient de comprendre le rôle de l’espace urbain dans les stratégies de reproduction sociale de cette classe. Selon ces auteurs, la haute-bourgeoisie privatise l’espace public pour le rendre plus « serein » et privilégier « l’entre-soi » en se livrant à un processus d’autoségrégation.

L’analyse du travail collectif d’élaboration de la décision publique, de la manière dont les élus, les habitants, les entreprises contribuent aux choix d’organisation de l’espace urbain, fait l’objet du quatrième chapitre. L’auteur présente cette partie sur l’organisation politique et le « gouvernement de la ville » selon trois axes soit trois approches sensiblement différentes de la politique urbaine. Il revient ainsi assez longuement sur les réflexions de Max Weber qui observe que le développement de la ville coïncide avec celui du pouvoir légal rationnel représenté par les appareils bureaucratiques. Puis il présente l’approche marxiste qui conçoit la ville comme un espace de contradictions, autour notamment des études de Manuel Castells. La planification urbaine correspond dans cette perspective à une intervention politique pour résoudre des conflits sociaux. Enfin, depuis les années 1990, le thème de la « gouvernance » s’est largement diffusé et permet de décrire « le phénomène de fragmentation du gouvernement et des services urbains, la territorialisation des politiques publiques et la volonté affichée d’associer les habitants aux décisions » (p. 80) L’auteur s’interroge alors sur les modalités de la participation des citoyens dans un contexte où les logiques de domination économique, culturelle et symbolique affectent largement les décisions.


L’ouvrage souligne en définitive l’intérêt d’une approche historique de la sociologie urbaine. Les travaux évoqués par Y. Fijalkow attestent du caractère éclaté des études de sociologie urbaine mais les met en cohérence grâce aux apports de la sociologie classique. L’ouvrage renvoie enfin aux rapports entre institutions publiques et chercheurs. Dans son dernier chapitre, l’auteur prévient d’ailleurs les jeunes sociologues de veiller à ce que leur recherche ne serve pas simplement à légitimer une action publique...

 


[1] Professeur de sciences économiques et sociales à la Cité scolaire internationale (Lyon) et responsable du site internet SES-ENS : http://ses.ens-lsh.fr.

[2] P. Bairoch, De Jéricho à Mexico. Villes et économies dans l’histoire, Gallimard, 1985.

[3] M. Halbwachs, Les Expropriations et le prix des terrains à Paris (1860-1900), Thèse de droit, 1909 ; M.Halbwachs, La classe ouvrière et les niveaux de vie. Recherches sur la hiérarchie des besoins dans les sociétés industrielles contemporaines. Thèse de sociologie. 1913.

[4] A.Van Zanten, L’école de la périphérie. Scolarité et ségrégation en banlieues.PUF, 2001.

[5] J-C.Toubon et Messamah K., Centralité immigrée. Le quartier de la Goutte d’Or, L’Harmattan, 1991.

[6] M.Pinçon et M.Pinçon-Charlot, Dans les beaux quartiers. Seuil, 1989

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 13:58
Le Pacific Dream déversera son flot de passagers ce matin dès 8 heures au quai des Tourelles. Il inaugure ainsi la saison 2009/2010 qui s'annonce d'entrée de jeu meilleure que l'exercice 2008/2009. Pour autant, rien n'est gagné pour les professionnels qui doivent encore franchir de nombreux obstacles pour faire de la Martinique une escale compétitive.
Source de l'article

A.BELLANCE France-Antilles Martinique 06.10.2009


Les chiffres pourraient donner le tournis au premier coup d'oeil : ce sont 125 634 croisiéristes qui sont attendus dans la baie de Fort-de-France au cours des prochains mois. Soit 46% de plus que la saison 2008/2009. Bonne nouvelle pour les professionnels de la croisière ? Pas vraiment. Ce rebond impressionnant est surtout le signe que notre tourisme de croisière revient de loin. Plus précisément de la crise sociale de février.
La grève générale a en effet été sanctionnée par 22 annulations d'escales et la désertion de 45 000 croisiéristes. Montant des pertes pour l'activité locale ? 2 millions d'euros. Une déconvenue que les professionnels se sont attelés à faire oublier au cours des derniers mois. Et si aujourd'hui, la saison de croisière s'annonce meilleure que la précédente (111488 croisiéristes étaient attendus l'année dernière), c'est que les professionnels ont tout fait pour rassurer les compagnies. Comme le confirme Karine Vivarès Roy-Camille, la présidente du Groupement du tourisme de croisière de Martinique (GTCM). « C'est le résultat d'une réelle concertation et communication avec les compagnies de Croisières. Tout au long de la grève nous les avons tenues informées en toute transparence sur les évolutions, sur les possibilités ou non d'accoster à la Martinique et d'offrir une escale de qualité à leurs passagers » , rapporte-t-elle.
Pour autant, la partie est loin d'être gagnée. Même avec 126 000 croisiéristes, la Martinique reste en queue de peloton des destinations caribéennes (voir hors-texte). Et pour rejoindre la tête de course, les professionnels ont beaucoup d'obstacles à franchir.
Manque de volonté
Premier écueil : le manque d'implication des ténors politiques et de la population. « Tout le monde dit que le tourisme est une priorité, mais personne n'agit en conséquence » , déplorait récemment Donald Monplaisir, le président de la Fédération de tourisme. Les professionnels se sont donc prononcés pour la mise en place d'une campagne de sensibilisation à l'importance économique du tourisme. Ainsi que d'un programme d'éducation, dès le primaire.
Et cet obstacle n'est pas le seul. « L'augmentation du coût de l'euro par rapport au dollar. Les problèmes de circulation récurrents : les embouteillages ne permettent pas de proposer des excursions originales, exotiques : les Fonds Blancs du François, le Diamant, Sainte Anne... Les conflits sociaux. Le manque de paix sociale » , complète dans le désordre Karine Vivarès Roy-Camille. Et de poursuivre : « la multiplicité des intervenants rend difficile la coordination entre les acteurs, ce qui entraîne un manque de réactivité voire d'anticipation lorsqu'il faut résoudre un problème, même urgent » .
À cette liste se greffe la question essentielle du profit. En l'état, la Martinique n'est pas une escale rentable pour les compagnies de croisière. Elle ne fait pas vendre. Selon le GTCM, seuls 37% des passagers achètent une excursion vendue à bord. Ce taux grimpe à 47% en moyenne dans les autres îles. Et culmine même à 64,80%, à la Dominique. « D'où le projet de faire de Saint-Pierre un véritable phare touristique » , fait valoir la présidente. Les professionnels souhaitent, en effet, que la ville d'art et d'histoire devienne à moyen terme un pôle d'animation.
En attendant, les Martiniquais disposent d'un délai d'un peu plus de six mois pour faire leur preuves : le dernier paquebot de la saison lèvera l'ancre le 5 mai 2010 à 17 heures précises.
- REPÈRES
Le chiffre
111 : c'est le nombre d'escales programmées en Martinique pour la saison de croisière 2009/2010. Celle-ci démarre ce mardi 6 octobre et s'achèvera le 5 mai. En prévision, ce sont 127 000 croisiéristes qui visiteront notre île.
Le premier marché du monde
Avec ses 5 millions de croisiéristes par an, la Caraïbe est le premier marché de la croisière du monde. Une véritable manne financière dont jouissent toutes les îles de l'archipel. Ainsi, en 2007, la Dominique a accueilli 357 000 croisiéristes, Sainte-Lucie 660 000, la Barbade 883 000. La palme revient à Saint-Martin qui a accueilli plus d'1,3 million de croisiéristes la même année. Au beau milieu de ce flux incessant de paquebots, la Martinique semble pourtant échapper à cette manne. En 2007, la destination n'a accueilli que 71 000 touristes de croisière
Combien rapporte un croisiériste ?
30 euros. C'est ce que rapporte en moyenne un touriste de croisière lorsqu'il fait escale en Martinique, selon le Groupement de la croisière. Une somme principalement répartie entre la restauration, le shopping et les excursions. Toutefois, à titre comparatif, lorsqu'il débarque à Saint-Martin, ce montant quadruple avoisinant une moyenne de 120 euros. Indice du travail qui reste à accomplir.

- Le terminal sans paquebots
Le terminal de la Pointe Simon avance fièrement ses 270 mètres de long et ses 10 mètres de hauteur dans la baie de Fort-de-France. Des mensurations généreuses qui font le bonheur des férus de pêche à la ligne et autres promeneurs.
Rares sont les paquebots à profiter de cette voie d'accès direct au centre-ville foyalais. Au point que l'on pourrait se demander aujourd'hui à quoi sert l'infrastructure inaugurée il y a 17 ans déjà. Coût de la construction : 52 millions de francs à l'époque (7,9 millions d'euros).
« C'était en 1992, à l'occasion d'une escale du Monarch of the Seas qui était à l'époque le plus grand paquebot du monde » , situe Frantz Thodiard, le directeur de la concession portuaire à la Chambre de Commerce et d'industrie (CCI). « Depuis les standards ont évolué et les compagnies se sont mises à construire des navires de plus en plus grands. La tendance est désormais aux magaships » , avance-t-il en guise d'explication.
Question d'évolution. Au regard des standards actuels, le terminal de Pointe Simon fait office de dinosaure. Ses dimensions ne lui permettent pas d'accueillir « les navires de plus de 85 000 tonnes de déplacement » , précise-t-on à la direction du port.
Résultat, l'essentiel des navires est dirigé vers le « grand frère » quai des Tourelles. Dans les faits et pour la saison qui démarre, cela se traduit par une soixantaine d'escales programmées aux Tourelles, contre une petite trentaine à la Pointe Simon.
L'infrastructure est à donc à l'image de la destination : dépassée.
Pour remédier à la situation, la CCI a signé un partenariat avec la Région pour renforcer l'ouvrage et lui permettre d'accueillir des navires plus grands.
Le coût de cette mise à jour est estimé à 9,5 millions d'euros.
Reste à espérer, cette fois, que les promoteurs seront assez prévoyants pour ne pas avoir à renouveler l'opération dans une quinzaine d'années.

- ZOOM - Après le Bleu de France... le Pacific Dream
Fort du succès rencontré l'an dernier par le Bleu de France, Croisière de France développe à nouveau, pour cette saison touristique, le concept de croisière à la française sur un second navire : Pacific Dream. Ce paquebot d'une capacité de 1875 passagers qui n'est autre que l'ex-Horizon, relooké pour l'occasion, propose des traversées d'une semaine dans les Caraïbes. Et comme le Bleu de France, il embarque des passagers, à partir d'aujourd'hui, au quai des Tourelles, à Fort-de-France et ce, tous les mardis durant cinq mois.
Le paquebot, nettement plus haut de gamme que le Bleu de France, part de République Dominicaine et fait escale en Martinique, en Guadeloupe, à Saint-Martin et Tortola. Contrairement au Bleu de France, qui restera durant notre haute saison touristique positionné en Méditerranée, le Pacific Dream n'est pas mis aux couleurs de Croisières de France. Mais le concept éprouvé avec son aîné est repris, notamment les points sur lesquels les passagers francophones sont les plus attentifs (formule all inclusive, annonce en français etc.).
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 17:04

Vaccination H1N1 : méfiance des infirmières


Source : http://www.syndicat-infirmier.com/Vaccination-H1N1-mefiance-des.html
syndicat des infirmières SNPI CFE-CGC

Notre devoir d’infirmières est d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes

1er septembre 2009


Le syndicat des infirmières SNPI CFE-CGC estime qu’une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d’un vaccin développé trop rapidement, et d’un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes.


Nous invitons la population à se vacciner contre la grippe saisonnière

 : ce vaccin (réalisé dans des conditions normales) sera disponible dès la quatrième semaine de septembre. Cela permettra de réaliser rapidement un diagnostic différentiel en cas de syndrome grippal. Par contre, chacun doit bien mesurer le rapport bénéfice/risques du vaccin H1N1 : d’un côté une semaine de grippe, de l’autre une probabilité, faible mais définitive, d’avoir une maladie neurologique (Syndrome Guillain-Barré) ou auto-immune.


Comme nos collègues infirmières de Grande Bretagne et de Hong Kong, nous craignons que le remède risque d’être pire que le mal, et nous pensons qu’il faut savoir "raison garder".



La pandémie peut causer une crise économique, et l’Etat s’est très bien organisé pour y faire face (conseils d’hygiène, masques, Tamiflu). "Mais injecter 94 millions de doses d’un produit sur lequel nous n’avons aucun recul peut poser un problème de santé publique, et il est de notre devoir d’infirmières d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes" souligne Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.


Le virus H5N1, responsable de la grippe aviaire, possédait une virulence très élevée (le taux de mortalité a atteint 60 %) couplée à une contagiosité chez les humains très faible (quelques milliers de cas sur l’ensemble de la planète). Le H1N1 est pratiquement l’inverse : il est très contagieux mais faiblement agressif : en France, 2 décès de malades atteints de maladies chroniques graves et porteurs du virus A (H1N1), et 11 cas graves contre environ 2.000 morts français de la grippe saisonnière par an ! Selon l’INVS, au 25.08.09, 85 décès ont été rapportés en Europe depuis le début de l’épidémie dont 59 au Royaume-Uni et 16 en Espagne. Source :


Selon le comité interministériel de crise réuni jeudi 27 août 2009, pour faire le point sur l’épidémie de Grippe A : « Les inconnues subsistant encore concernent : la date de livraison des vaccins par les industriels, la date d’AMM ainsi que son périmètre (adultes, enfants, femmes enceintes…), la définition précise des personnes à risques et le taux de létalité du virus de la grippe A(H1N1). »

Les décès lors d’une grippe saisonnière sont généralement liés à des décompensations de pathologies chroniques et des surinfections bactériennes, or rien ne permet d’affirmer aujourd’hui que ces complications indirectes seront plus fréquentes avec la grippe A (H1N1)

Risque de Syndrome Guillain-Barré SGB


Le syndrome de Guillain et Barré est une sorte de paralysie ascendante qui débute aux membres inférieurs pour monter progressivement. Dans les formes graves elle peut se compliquer de paralysie des muscles respiratoires et la personne atteinte devra alors être placée sous respirateur artificiel. La paralysie peut être irréversible.


Comment peut-on éviter une répétition des complications rencontrées en 1976 aux États-Unis d’Amérique avec le vaccin contre la grippe porcine ? 46 millions de personnes avaient été vaccinées, et environ 4.000 d’entre elles ont porté plainte par la suite pour effets secondaires graves. Selon l’OMS "Des études laissent à penser que la vaccination régulière contre la grippe saisonnière pourrait être associée à une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré de l’ordre d’un à deux cas par million de personnes vaccinées. Pendant la campagne de vaccination antigrippale de 1976, ce risque a augmenté pour atteindre environ dix cas par million de personnes vaccinées, ce qui a conduit à un retrait du vaccin." Source :


Un vaccin contre la grippe porcine a de nouveau été associé à une augmentation du risque de SGB en 1993-1994. Les Américains avaient alors enregistré 74 cas de SGB en 1994, en forte hausse sur 1993 (37 cas).

"Nous sommes tout à fait conscients du risque lié à la survenue de cas de Guillain-Barré chez les sujets vaccinés contre la grippe, explique Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans un article du Monde du 20.08.09. Nous suivrons attentivement l’évolution du nombre de Guillain-Barré en cas de pandémie et de vaccination massive."

Détails : http://www.lemonde.fr/planete/artic...


Des procédures réglementaires spécifiques ont été conçues pour accélérer l’homologation des vaccins contre la grippe pandémique. Selon l’OMS, "des questions spécifiques, à propos de l’innocuité des vaccins contre une grippe pandémique, se posent inévitablement quand on commence à les administrer à grande échelle. Par exemple, des événements indésirables, trop rares pour être mis en évidence même au cours d’essais cliniques de grande ampleur, peuvent apparaître lorsque la vaccination concerne des populations très nombreuses. Toujours selon l’OMS, "par manque de temps, les données cliniques seront inévitablement limitées au moment où on commencera à administrer les vaccins contre la grippe pandémique. Les tests d’innocuité et d’efficacité devront donc se poursuivre après avoir commencé à les administrer".


Pour toutes ces raisons, l’OMS conseille à tous les pays qui administreront des vaccins contre la grippe pandémique de surveiller attentivement leur innocuité et leur efficacité

Détails : http://www.who.int/csr/disease/swin...


Problèmes de l’adjuvant du vaccin H1N1


Un adjuvant est une substance chimique qui est utilisée pour rendre le vaccin plus efficace et qui peut permettre d’utiliser une dose d’antigènes plus faible. La question est de savoir l’impact que pourrait avoir un nouvel adjuvant sur les maladies auto-immunes qui sont justement causées par un dérèglement du système immunitaire.

Un adjuvant, le AS03 utilisé pour le vaccin préparé par GlaxoSmithKline (GSK), permet d’utiliser de très faibles doses d’antigène, multipliant ainsi le nombre de doses possibles. Le système de surveillance qui sera en place devra garantir que les personnes qui ont une maladie auto-immune (diabète, hypothyroidie, arthrite, sclérose en plaques, etc.) ne verront pas leur problèmes s’aggraver.


Le vaccin H1N1 contient 10 fois moins d’antigène (pour accélérer la production, vu les quantités à produire rapidement) grâce à la présence de l’adjuvant AS03, un amplificateur d’effet qui consiste en un mélange de squalène et de polysorbate.

Un tel adjuvant n’a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle, et peut donc déclencher des réactions immunitaires excessives et augmenter la probabilité et la fréquence d’effets secondaires rares, mais graves et dangereux, tels que le syndrome de Guillain-Barré.


Les additifs et adjuvants peuvent influencer la sécurité des vaccins de façon complètement imprévisible,

comme on l’a vu par exemple avec le vaccin anti-méningo-enchéphalite à tiques TICOVAC, qui a dû être retiré du marché en 2001, 14 mois à peine après son lancement, pour cause d’effets secondaires graves et fréquents. La composition du Ticovac ne différait de celle de son prédécesseur que par deux additifs qui ont été éliminés depuis : l’albumine et un conservateur contenant du mercure. En conséquence le produit est interdit en Allemagne, et en France la posologie a été réduite de moitié, et l’indication a été retirée chez les enfants de moins de 3 ans. (détails dans les conclusions de la Commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé : http://www.has-sante.fr/portail/upl...)


Pourquoi ne pas continuer à miser sur les méthodes de production conventionnelles et éprouvées par les décennies d’expérience des vaccins contre la grippe saisonnière ?


Car, contrairement à ces vaccins classiques, l’utilisation massive de vaccins nouveaux contenant des substances qui renforcent la réponse immunitaire pose des problèmes :

- Notre expérience et nos connaissances des adjuvants amplificateurs de la réponse immunitaire sont très faibles, et chaque firme pharmaceutique utilise ses propres mélanges, dont elle détient les brevets.

- Le passage des essais cliniques à l’administration systématique est une phase particulièrement sensible dans l’utilisation des médicaments. S’il a des effets secondaires inattendus, ceux-ci peuvent affecter un nombre très important de personnes avant qu’on puisse faire marche arrière. La vaccination immédiate de dizaines de millions de personnes par un vaccin peu testé est inquiétante : c’est une expérimentation grandeur nature.

- La stimulation du système immunitaire par trois doses de vaccin antigrippal en quelques semaines est une nouveauté : la grippe saisonnière en septembre, puis deux doses de vaccin anti-pandémique adjuvanté à trois semaines d’intervalle.

http://www.who.int/csr/disease/swin...http://www.invs.sante.fr/surveillan...
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