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Ce blog est créé depuis le début de la grève du 5 février 2009 en Martinique et je n’ai rien d’autres à faire que de mettre en ligne des informations diverses ! Vous y trouverez de tout, de l’actualité concernant les départements français d’Amérique et bien d’autres choses !

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Altercation entre un membre du collectif (casquette) et un chef d'entreprise. On était à la limite de l'affrontement hier matin à Champigny. (J-M. E./France-Antilles)

France Antilles

Actualité Social

05/03/2009 14:41

DANS LES ZONES D'ACTIVITES : LE TRAVAIL tente de reprendre

J-M.K. / J-M.E. France-Antilles Martinique 05.03.2009

 

Altercation entre un membre du collectif (casquette) et un chef d'entreprise. On était à la limite de l'affrontement hier matin à Champigny. (J-M. E./France-Antilles)

 

Retrouver cet article en cliquant ici

 

Il suffisait de parcourir l'autoroute ce matin pour se rendre compte que de très nombreux véhicules sont désormais stationnés le long des zones d'activité. Signe que le travail reprend, dans un contexte proche de l'affrontement parfois sur les barrages.

 

8 heures hier matin, zone de Champigny, à Ducos. Une colonne d'une demi-douzaine de véhicules de gendarmerie, en provenance de la prison sans doute, franchit le barrage érigé par les membres du Collectif, direction Le Lamentin. Dans l'autre sens, certains véhicules sont autorisés à entrer dans la zone. Des riverains ou des employés qui bénéficient de la générosité des grévistes ? On ne le saura pas. Une bonne centaine de voitures d'employés travaillant là sont stationnées dans les deux sens de circulation, le long des glissières latérales de sécurité, et autour du rond-point. On en trouve aussi dans le lotissement situé en face d'où veillent, installés en hauteur dans leur 207 bleu marine, quatre gendarmes en faction, au cas où les choses chaufferaient. Champigny héberge le centre pénitentiaire mais aussi une cinquantaine d'entreprises. On y trouve un Snack Elizé, le siège et le magasin principal des Etablissements Rosette, la société Colipays et toute une série d'activités industrielles, artisanales, de commerce et de services. Un échantillon représentatif du paysage économique martiniquais. Une zone aussi où toutes les races se cotoient, avec une proportion peut-être un peu plus importante qu'ailleurs de chefs d'entreprises français du continent.

 

Le ton monte

 

Mardi, les petits patrons de Champigny avaient fait circuler une pétition signée par une quarantaine de représentants des sociétés installées sur place pour demander la levée du barrage, le respect du droit au travail et à la liberté de circuler. Hier, exaspérés de ne pouvoir accéder normalement à leur bureau, ces petits patrons, en majorité des « Métros » , ont haussé le ton. Après s'être réunis dans la zone de Cocotte, un peu plus haut, ils descendent en groupe et en voiture vers 8h 40, en direction du barrage de Champigny. Arrivés sur place, ils sont accueillis par le chant de ralliement des manifestants : « Mat'nik sé ta nou, sé pa ta yo... » . Le groupe stationne devant les sympathisants du Collectif et demande à ce qu'on le laisse passer. Refus des grévistes qui leur rétorquent que ce n'est pas à eux de décider. Les chefs d'entreprises font alors constater par huissier l'entrave à la liberté de travailler. Et décident de rebrousser chemin. « Vous nous empêchez de travailler.

De toutes façons, vous êtes des racistes ... » , crie alors l'un des dirigeants en s'en allant. On ignore si cette phrase a été constatée par l'huissier... Mais elle est inadmissible dans le contexte actuel. Comme sont inadmissibles les barrages à l'entrée des zones d'activité et les descentes de groupuscules syndicaux pour faire fermer les bureaux et expulser les salariés de leur lieu de travail. Beaucoup ont pu le constater hier, les Martiniquais, dans leur majorité, ont décidé de reprendre le travail. Les centaines de véhicules garés aux abords des zones le prouvent bien. Inexorablement, l'activité reprend. Et cette tendance sera aussi irrésistible qu'ont été l'adhésion et la montée en puissance du soutien au mouvement syndical du 5 février.

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