30 euros. C'est ce que rapporte en moyenne un touriste de croisière lorsqu'il fait escale en Martinique, selon le Groupement de la croisière. Une somme principalement répartie entre la restauration, le shopping et les excursions. Toutefois, à titre comparatif, lorsqu'il débarque à Saint-Martin, ce montant quadruple avoisinant une moyenne de 120 euros. Indice du travail qui reste à accomplir.
- Le terminal sans paquebots
Le terminal de la Pointe Simon avance fièrement ses 270 mètres de long et ses 10 mètres de hauteur dans la baie de Fort-de-France. Des mensurations généreuses qui font le bonheur des férus de pêche à la ligne et autres promeneurs.
Rares sont les paquebots à profiter de cette voie d'accès direct au centre-ville foyalais. Au point que l'on pourrait se demander aujourd'hui à quoi sert l'infrastructure inaugurée il y a 17 ans déjà. Coût de la construction : 52 millions de francs à l'époque (7,9 millions d'euros).
« C'était en 1992, à l'occasion d'une escale du Monarch of the Seas qui était à l'époque le plus grand paquebot du monde » , situe Frantz Thodiard, le directeur de la concession portuaire à la Chambre de Commerce et d'industrie (CCI). « Depuis les standards ont évolué et les compagnies se sont mises à construire des navires de plus en plus grands. La tendance est désormais aux magaships » , avance-t-il en guise d'explication.
Question d'évolution. Au regard des standards actuels, le terminal de Pointe Simon fait office de dinosaure. Ses dimensions ne lui permettent pas d'accueillir « les navires de plus de 85 000 tonnes de déplacement » , précise-t-on à la direction du port.
Résultat, l'essentiel des navires est dirigé vers le « grand frère » quai des Tourelles. Dans les faits et pour la saison qui démarre, cela se traduit par une soixantaine d'escales programmées aux Tourelles, contre une petite trentaine à la Pointe Simon.
L'infrastructure est à donc à l'image de la destination : dépassée.
Pour remédier à la situation, la CCI a signé un partenariat avec la Région pour renforcer l'ouvrage et lui permettre d'accueillir des navires plus grands.
Le coût de cette mise à jour est estimé à 9,5 millions d'euros.
Reste à espérer, cette fois, que les promoteurs seront assez prévoyants pour ne pas avoir à renouveler l'opération dans une quinzaine d'années.
- ZOOM - Après le Bleu de France... le Pacific Dream
Fort du succès rencontré l'an dernier par le Bleu de France, Croisière de France développe à nouveau, pour cette saison touristique, le concept de croisière à la française sur un second navire : Pacific Dream. Ce paquebot d'une capacité de 1875 passagers qui n'est autre que l'ex-Horizon, relooké pour l'occasion, propose des traversées d'une semaine dans les Caraïbes. Et comme le Bleu de France, il embarque des passagers, à partir d'aujourd'hui, au quai des Tourelles, à Fort-de-France et ce, tous les mardis durant cinq mois.
Le paquebot, nettement plus haut de gamme que le Bleu de France, part de République Dominicaine et fait escale en Martinique, en Guadeloupe, à Saint-Martin et Tortola. Contrairement au Bleu de France, qui restera durant notre haute saison touristique positionné en Méditerranée, le Pacific Dream n'est pas mis aux couleurs de Croisières de France. Mais le concept éprouvé avec son aîné est repris, notamment les points sur lesquels les passagers francophones sont les plus attentifs (formule all inclusive, annonce en français etc.).